LES SYMBOLES

LES SYMBOLES

 

 

Depuis des temps immémoriaux, les hommes ont cherché un langage à la fois universel et synthétique, et leurs recherches les ont amenés à découvrir des images, des symboles qui expriment, en les réduisant à l'essentiel, les réalités les plus riches et les plus complexes.

Les symboles s'offrent à nous pour nous inciter à réfléchir profondément.. Leur rôle est de nous astreindre à rechercher sans relâche ce qu'ils signifient puisque aucune formule verbale, à laquelle nous serions tentés de nous arrêter, ne saurait leur être substituée.

Il fallait que l'initié soit descendu jusqu'au centre de sa propre terre pour y connaître les dieux.

Il suffit de méditer un long moment sur un sujet pour que se cristallise dans notre subconscient une forme symbolique, un objet ou une figure géométrique qui correspond absolument à l'idée, à la pensée, à la vérité qui nous préoccupe.

Prenons une graine minuscule, plantons la et un jour elle deviendra un arbre formidable. Dans le passé, les sages, les initiés ont vu que partout dans la nature, comme dans les pensées, se déroulait le même processus de développement et ils ont donc condensé, eux aussi, tout un arbre dans une graine. Qu'est ce que cette graine ? C'est un symbole, justement. L'initié le plante dans sa tête, l'arrose souvent et l'arbre (de la connaissance) commence à grandir; alors l'initié travaille et se réjouit à l'ombre de cet arbre, il cueille les fruits, garde les graines, et les  plantes parfois( dans  une  autre  tête=, et tout recommence... Le monde des symboles est celui de la vie.

La pensée, comme la nature, est régie par deux processus inverses: la condensation et la dilution. Vous pouvez condenser un problème philosophique jusqu'à le réduire à une phrase, à une graine. Et inversement, vous pouvez développer cette phrase, cette graine jusqu'à embraser l'univers entier, et vous avez un arbre.

On emploi aujourd'hui le mot symbole pour désigner un peu n'importe quoi. Au sens strict du terme, il est la partie visible d'un iceberg immergé dans sa plus grande partie.

Le symbole a un pouvoir parce qu'il est relié directement à la réalité cachée. Les outils du penseur sont le condensé de ce qu'ils sait faire et de ce qu'ils symbolisent. Ce ne sont pas des signes pris au hasard, mais un affleurement découvert par hasard ou par révélation.

L'arbre n'est pas la forêt, mais la forêt est trop grande pour être perçue par le promeneur qui se déplace à son orée. L'arbre est une partie visible de la forêt, l'arbre est au sens premier du terme, le symbole de la forêt.

On confond de nos jours, trop aisément un symbole graphique commode (exemple sur une carte routière) et un symbole chargé de pouvoir, un symbole arbitraire et un symbole relié. 0n peut modifier un symbole graphique sans rien changer à l'ordre du monde. On ne peut changer un symbole chargé de pouvoir: il possède une existence indépendante. Un Maître occultiste peut créer un symbole: il construit un lien, un pont, entre un être matériel quelconque (objet, dessin, etc) et une réalité supérieure. Comme un électricien qui installe une nouvelle prise de courant: chacun peut ensuite brancher l'appareil électrique de son choix; le courant arrive à la prise. La prise est le symbole de l'électricité, elle n'est pas l'électricité mais elle y est reliée. Il en va de même pour les déïtées égyptiennes, qui ne sont pas des dieux à part entière mais des symboles manifestés. Sous des formes plus ou moins familières elles sont chargée de principes vitaux émanant et découlant de la manifestation initiale.

Le langage des images n'est pas encore le langage symbolique absolu. Le langage symbolique absolu est celui des figures géométriques. Les figures géométriques sont comme la charpente de la réalité, alors que les images ont encore, si l'on peut dire, un peu de chair, de peau et de muscles.

Le symbole peut donc être un point de départ qui permet de retrouver à nouveau le monde qu'il résume. C'est ce qui explique qu'il existe dans la science ésotérique tant de figures et de pantacles. Pour les initiés ce sont des moyens de retourner à nouveau vers ces régions dont le symbole était le résumé, de se lier à elles et de goûter leur existence.

On raconte que lorsque PYTHAGORE voulait éprouver ceux qui désiraient devenir ses disciples, il les mettait dans une pièce avec seulement une petite cruche d'eau et un morceau de pain, et il leur donnait un symbole à déchiffrer: un triangle ou un cercle par exemple... Il savait que celui qui connaît les méthodes peut s'élever très haut et voir la correspondance d'un symbole dans le monde des idées.

Les symboles sont immuables, mais les interprétations varient, telle est la loi de l'ésotérisme.

Ici bas, tout est symbole. Le langage est un code d'articulations symboliques et, naturellement, les oeuvres d'art, les spectacles, les signes, constituent un langage dont la culture est le produit. Partout où l’esprit est sollicité, le symbole est le véhicule, l'instrument, le moyen et le point d'ancrage de la spiritualité.

 

J'ai dit

Robert MINGAM

 

 

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site